Les réflexes archaïques - 1er partie

Dernière mise à jour : 27 févr.

par Elodie Herren

Qu’est-ce ?

Les réflexes archaïques apparaissent tôt dans notre vie ; déjà dans le ventre de notre mère et évoluent jusqu’à 1 an voire plus. Ce sont donc des mouvements (réponses) involontaires ou inconscients qui se déclenchent lors de stimulus sensoriels ou sensitives. Plus tard ils laissent place à des réflexes de vie. Il y a tout un enchainement de réflexes qui se développe pour accomplir un but et une fonction prévue.

Lorsqu’un réflexe est bien intégré, il peut permettre de passer à un autre. A la fin de ceux-ci, ils nous donnent la possibilité de fonctionner de manière optimale dans les situations de stress. Mais parfois ce n’est pas le cas. Il arrive parfois qu’un stress perturbent leur bon fonctionnement et leur bonne intégration. La non- intégration peut entraîner :

-certaines manifestions ou difficultés sous stress ou lors d’apprentissage -diminution de son potentiel, insécurité intérieure...

L’impact des réflexes peut se voir sur trois niveaux :

-Cognitif (apprentissage et raisonnement)

-Émotionnel (gestion du stress)

-Corporel (motricité et posture)

Que se passe-t-il en cas de non-intégration ?

Hypersensibilité Explosion de colère Peur d’être seul ou attachement compliqué Terreurs nocturnes Être sur le qui-vive sans cesse Peine à dire non Problème d’autorité Anticipation ou peur du changement Problème d’apprentissage Hyperactivité...

Mais ce n’est pas une fatalité, ces réflexes peuvent être retravailler au travers de divers exercices (en cabinet puis à la maison) afin qu’ils soient intégrés et retrouver ainsi son plein potentiel.


Pour ce mois, je vais m’intéresser en particulier sur la sphère émotionnelle

Il existe une multitude de réflexes associés à la gestion du stress et de l’estime de soi mais nous en retenons 5 principaux :

• Réflexe de Moro

• Réflexe paralysie et de peur • Réflexe d’attachement • Réflexe soutien des mains (parachute)

• Réflexe de retrait


Réflexe de Moro

Pour les personnes ayant un réflexe de Moronon- intégré, cela peut se manifester par:


· Cauchemars

· Peur de l’inconnu qui demande de l’anticipation, une prudence certaine, s’adapte difficilement au changement...

· Hypersensibilité au son, lumière, odeurs, toucher ...

· Gestion des émotions difficiles avec une tendance à se refermer

· Colère ou effondrement face au stress




Réflexe de paralysie et de peur

Il conditionne notre lien avec le monde extérieur+++ et nous met dans une insécurité permanente non- consciente.

· Difficulté à être avec les autres, fuite devant les conflits

· Rituel obsessionnel pour l’anticipation

· Retrait lors de contacts tactiles

· Insomnie

· Impression d’être serré dans les vêtements

· Mauvaise estime de soi et manque de confiance


Réflexe d’attachement

Il se manifeste déjà in utero mais surtout à la naissance dû à l’explosion d’ocytocine qui est l’hormone de l’attachement. En cas de non-intégration :

· Contact et câlin difficile

· Tendance à rester en retrait et difficulté à ne pas avoir de copains/copines

· Difficulté relationnelle avec papa/maman

· Dépendance affective, sentiment de ne pas être aimable, sentiment d’abandon

· Masque pour être aimé

· Peur du changement, des séparations, du silence

· Peu enraciné


Réflexe du soutien des mains

C’est le réflexe de l’espace vital, des limites corporelles. En cas de non-intégration :

· Absence d’espace personnel, ou difficulté à faire respecter son espace vital, tendance à l’isolement

· Agressivité, explosif

· Problème de motricité fine, avec le manuel, maladresse corporelle

· Problème de latéralité

· Besoin de rituel +++, être prévenu à l’avance

· Tendance à se laisser manipuler ou perdre l’équilibre face à un autre


Réflexe de retrait (protection des tendons)

C’est un réflexe qui nous tire littéralement en arrière quand nous percevons une menace (physique ou émotionnelle). Il nous prépare donc à fuir, lutter si la situation le nécessite. Mais parfois on ne peut pas faire cela et les tensions dans les mollets s’accumulent et générer des problèmes ailleurs par la suite.

En cas de non-intégration :

· Manque de vue d’ensemble, compréhension difficile, difficulté à analyser à se concentrer

· Absence de défense ou être sur la défensive à fleur de peau

· Sans arrêt en mouvement, fatigue

· Peur de l’échec


Je n’aborderai pas les exercices de réintégration car il est nécessaire d’apprendre à les exécuter correctement pour pouvoir les refaire à domicile.

Dans un prochain article j’aborderai les réflexes principaux liés aux problèmes d’apprentissage bien que ceux qui sont liés à l’émotionnel peuvent également aidé à l’apprentissage.

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